Exposition collective des adhérents de la Galerie 2026


Et si l’insolite n’était pas dans le monde, mais dans notre regard ?
À travers l’exposition Voyons-Voir, l’association La Galerie du bout du pré invite le public à explorer une idée simple et pourtant vertigineuse : ce n’est pas le réel qui est étrange, mais la manière dont chacun de nous le perçoit.
Les photographies présentées ne cherchent pas à documenter l’extraordinaire, mais à révéler l’inattendu niché au cœur du quotidien. Un détail oublié, un cadrage décalé, une lumière fugace — autant d’éléments qui, saisis par un regard singulier, transforment le familier en territoire insolite.
Poétiques, ironiques ou résolument décalées, les images exposées témoignent de la diversité des sensibilités et des imaginaires. Elles invitent le visiteur à ralentir, à observer autrement, et peut-être à questionner sa propre manière de voir.
Voyons-Voir n’est pas seulement une exposition : c’est une proposition. Celle de déplacer le regard, d’accepter l’étrangeté du proche, et de redécouvrir le monde comme un espace ouvert à l’interprétation.
Car au fond, voir, c’est déjà inventer.
LES EXPOSITIONS
C'est pas ma tasse de thé : Béatrice DUMONT
Dans ces tasses à thé, le Perche se laisse infuser autrement. Corsé et
charpenté mais toujours vert, très vert même et….Insolite.
Vaste territoire, discret, d’une beauté simple et naturelle le Perche
prend du temps pour être arpenter.
Et pourtant ici il tient dans une tasse.
Quelle idée absurde pensez-vous ?
Mais l’absurde est parfois la meilleure manière d’approcher le réel.
Chaque image est une gorgée de surprise : un détail oublié, une
lumière fragile, un instant suspendu.
Le monde est réduit pour mieux l’approcher.
On tient un morceau d’extérieur dans ses mains.
On fait entrer le dehors sur la table.
Et alors le banal est devenu vaste et insolite.
A déguster lentement pour y apprécier toutes les saveurs.
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Complexity : Chiara RICCALDI



Complexity est une série photographique qui explore et joue avec les thèmes de l’illusion, l’introspection et l’insolite à travers des espaces onirique silencieux. Chaque image capture un instant suspendu, conviant le spectateur à une interrogation et immersion personnelle de ces fragments partagés. L’artiste invite à porter attention sur les choses qui nous entoure et déplacer nos perceptions.
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Histoires du troisième type : Denis ADLOFF
J’aime l’humour, l’insolite, les situations cocasses et la vie dans le Perche. C’est au hasard d’une de mes promenades que j’ai découvert ma première Maison. Une maison si singulière que j’ai eu envie de la photographier. Mon imagination a fait le reste, j’ai inventé la drôle d’histoire du maître de ces lieux. Ma première création fictionnelle était née.
Je me raconte des histoires en voyant des maisons, comme chacun le fait lorsqu’il se promène, et je mets en scène des personnages imaginaires qui pourraient être réels.
Le ton n’est pas moqueur et mon regard est plein de tendresse pour ces personnages parfois, hauts en couleurs.
Si vous aussi vous ressentez cette curieuse sensation, cette envie soudaine d’imaginer des histoires, ni voyez aucun voyeurisme mais plutôt votre âme d’enfant qui se manifeste.
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Chronique d'un basculement : Denise RUHLMANN


Une alerte sur la vulnérabilité de nos territoires et la transformation rapide de paysages que nous pensions immuables, et qui, au fil du temps, deviennent peu à peu étrangers.
Il ne s’agit plus d’ignorer ces changements, mais de les observer lucidement, d’interroger nos choix et de transmettre ce que nous risquons de sacrifier — ainsi que ce que nous pouvons encore préserver.
Observer, analyser et transmettre les dynamiques de perte comme les formes possibles de résilience.
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Passages secrets ; Didier MEYNARD

Ces images explorent un territoire singulier, à la fois jardin, atelier et espace mental façonné par un peintre. Les cadrages y ouvrent des perspectives inattendues, brouillant les repères entre intérieur et extérieur, réel et imaginaire.
Une silhouette floue apparaît dans une ouverture, présence incertaine oscillant entre apparition et souvenir. Ailleurs, des objets familiers — pots, pinceaux — deviennent des formes presque rituelles, implantées dans le paysage comme des totems. Le jardin se transforme alors en laboratoire visuel, où reflets, superpositions et flous animent l’espace et fragmentent la lumière.
La figure du peintre affleure dans le geste et le mouvement, mais demeure insaisissable, dissoute dans les strates de l’image et les jeux de reflets.
La série compose ainsi un territoire hybride et insolite, entre paysage et espace intérieur, entre jardin secret et lieu d’expérimentation.
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Traces nocturnes : Jean-Marie CLOUET




Nous évoluons dans des paysages façonnés par l’homme au prix d’un travail dans la durée, d’ efforts et de sacrifices constants.

Ils sont le reflet d’une époque et de besoins vitaux.

Le caractère de ceux qui nous ont précédé imprègne ces lieux.

Certains aspects de leur présence sont effacés, quels étaient leurs ressentis, leurs peines, leur joies, comment habitaient-ils leur territoire?

J’ai voulu imaginer une activité joyeuse, gaie et lumineuse
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Au commencement les mots étaient informes et vides : Michel AUGENDRE





Au commencement les mots étaient informes et vides, puis vinrent la photo et ses draperies. C’est ainsi que la poésie fragile décidât de naviguer seule, à sa guise, dans les méandres du bayou autant que dans le secret de nos mémoires. Sur les arêtes frêles du sommeil comme dans nos âmes ensevelies.
Le noir et ses nuances organiques. Le blanc et ses prisons scintillantes. Le désir et sa lumière oblique répondent de tout, transportent les mots archivés de nos mémoires et de nos émois.
On peut ainsi fuir et se protéger avec le manteau des poètes.
Alors, dans un mouvement ample et simplifié où l’évasion pénible de nos amours dessine la ligne tranchante de nos pleurs ; la pureté de nos intentions, la sonorité aigue de nos cicatrices, la fragilité tendre de nos espoirs, rythment notre cœur et nos blessures nécessaires.
En hommage à Alicia Gallienne
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Graines, coté Perche : Nathalie GEOFFROY



La graine fait naître la fleur.
La fleur devient graine.
Dans le Perche, je ramasse ce qui tombe, ce qui sèche, ce qui reste, au fil des chemins et
des saisons.
Je les conserve, les classe, non pour les figer, mais pour prolonger la rencontre.
Entre inventaire et souvenir, cette œuvre est une tentative d’attention portée au
paysage, là où l’insolite n’est pas spectaculaire, mais discret, presque silencieux.
Regarder les graines, c’est apprendre à voir autrement ce qui commence.
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Beau comme un cageot : Nathalie Zatti

La langue française regorge d’expressions imagées qui donnent de la couleur à nos paroles et rendent les phrases plus vivantes et amusantes.
A travers ces objets photographiques, les expressions quelque peu désuètes et loufoques telles que « quand les poules auront des dents », « faire chou blanc », « cœur d’artichaut » et « ramener sa fraise » deviennent humoristiques et par conséquent très attendrissantes.
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Ins'eau'lite : Pascale PEIGNEN-SERALINE
L’eau est ubiquiste.
L’œil peut se perdre à la surface d’un étang, jusqu’à ne plus distinguer l’arbre de son reflet.
Dans l’air, la vapeur d’eau se condense et forme des nuages qui sculptent les cieux. De jour comme de nuit, ces paysages célestes ouvrent la voie à l’imaginaire et mettent une ambiance lugubre, fantastique ou irréelle pour qui prend le temps de lever les yeux.
Toujours dans l’air mais plus proche du sol s’installe la brume ou le brouillard lorsque l’air est devenu sursaturé par rapport à l’eau. Brume lorsque la visibilité horizontale est supérieure à 1 km, brouillard lorsqu’elle est inférieure au kilomètre. Parfois, elle se condense en nappes qui sculpte alors la ville à l’horizon.
En phase solide, elle donne lieu une couche glacée qui se fripe au-dessus d’un étang. Et lorsque deux à trois de ses phases se mélangent, l’eau devient une neige qui impose sa monotonie au paysage.
En plus de cette capacité à transformer n’importe quel paysage selon son état physique, l’excès ou l’absence d’eau brouille aussi les frontières de ce qui est familier. L’inondation peut avoir trois causes : la crue de rivière, le ruissellement ou la remontée de nappe phréatique.
Depuis quelques années, les inondations se répètent à des intervalles de plus en plus  rapprochés. Notre humanité se rend-elle compte qu’à force d’adapter nos territoires à nos besoins, elle en a oublié un principe simple : il faut vivre avec l’eau et accompagner son cheminement plutôt que de supprimer ces éléments naturels qui constituent un paysage rural, tels les haies, les noues et les fossés ?
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Dissolution des contours : Patricia RAGONNEAU
Cette série explore la manière dont la distance peut modifier la perception d’un territoire. Enfant, porter mes premières lunettes a profondément transformé mon rapport au monde : certains éléments sont soudain apparus avec précision, tandis que d’autres continuaient à se dissoudre à mesure qu’ils s’éloignaient. Cette expérience fondatrice traverse aujourd’hui mon travail photographique.
J’ai cherché à traduire ces variations de perception en photographiant sous contraintes météorologiques . La pluie, le brouillard, la grisaille, l’éblouissement ou la lumière diffuse altèrent les contours, font glisser les formes et transforment le paysage en une matière instable.
À travers le noir et blanc et le format carré, la photographie devient la trace d’un instant fugace, où le regard hésite. Le territoire, ainsi perçu, n’est jamais fixe : il devient parfois insolite, façonné par la distance, la lumière et une perception qui m’est propre.
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Le Perche renversé : Priscilla TRABAC


L’endroit, l’envers : est-ce une question de bon sens ? Un sens conformiste, ou un sens comme la physique nous l’apprend ?
Une pomme tombe, et nous marchons sur un globe perdu dans l’espace, qui tourne sur lui-même autour d’un soleil, lui-même en mouvement dans la Voie lactée.
Rien que d’y penser cela donne le tournis.
Comme le disait Stephen Hawking : « Regardez vers les étoiles et pas vers vos pieds. Essayez de donner un sens à ce que vous voyez et demandez-vous ce qui fait que l’univers existe. Soyez curieux. »
Car si nous pouvions voyager tête en bas, tout nous paraîtrait fort exotique. Le visualisez-vous ? Cet espace inverti, cet autre imaginaire.
Le sens d’une image n’est finalement qu’une histoire de perception et d’émotion.
Soyez renversés.
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Premiers contacts : Solène PEREZ

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