Créée à l’automne 2023, la Galerie du bout du pré réunit chaque mois lors de café-photo, des amoureux du territoire percheron, découvreurs, novices ou amateurs de photos. Guidés et encouragés par Philippe Hirsch, photographe professionnel et fondateur de l’association, les adhérents ont produit leurs premières séries de photos pour illustrer leur attachement au territoire Bretoncellois. 
Si la photographie n’est pas forcément une pratique habituelle pour chacun des participants, toutes et tous ont eu à cœur de partager leur regard sur leur environnement et, souvent, un pan plus intime de leur relation au monde. Cette multitude de regards sensibles et très personnels favorise une expérience unique d’échanges entre les adhérents de provenances et de profils divers et participe à l’esprit « laboratoire » de l’association.
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HISTOIRES DU TROISIÈME  TYPE - Denis Adloff
C’est au hasard d’une de mes promenades que j’ai découvert ma première Maison. Une maison si singulière que j’ai eu envie de la photographier. Mon imagination a fait le reste, j’ai inventé la drôle d’histoire du maître de ces lieux. Ma première création fictionnelle était née. 
Je me raconte des histoires en voyant des maisons, comme chacun le fait lorsqu’il se promène, et je mets en scène des personnages imaginaires qui pourraient être réels.
Le ton n’est pas moqueur et mon regard est plein de tendresse pour ces personnages parfois, hauts en couleurs.
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L'histoire de Céline : C’est c’est c’est ors de question
Céline a décidé de réunir ses enfants pour une réunion de famille car il y a du changement dans sa vie. Depuis quelques années elle joue les dates de naissance de ses enfants au loto chaque mercredi et samedi, ça fait vingt-cinq ans qu’elle attend ce moment, et celui ci est enfin arrivé ! Elle a tiré le gros lot il y a six mois! Divorcée depuis dix ans, elle a travaillé dur comme secrétaire dans la grande entreprise locale malgré son bégaiement, elle a su se faire accepter de tous. Le jour de la réunion avec ses enfants est arrivé, elle leur a donné rendez-vous devant la maison dont la façade a été entièrement rénovée. Jusqu’à ce jour elle ne leur a rien dévoilé, tous l’attendent devant la bâtisse . Quelle ne fut pas leur surprise de voir leur mère arriver dans cette voiture dorée ! Ils étaient tous étonnés et on lisait l’incompréhension sur leur visages! Enfin tous installés autour de la table de la salle à manger Céline leur dit :
⁃ et et et bien les enfants, ça ça ça ça y est j’ai j’ai j’ai gagné au au au lolo au loto . J’ai pu refaifaire la façade et a a a acheter cette voiture dodo dorée !
⁃ C’est super maman reprennent en cœur ses enfants !
⁃ Je je je n’ai pas non non non plus gagné des millions mais mais coco comme ma retraite arrive j’en j’en ai placé pas mal à à à la banque
⁃ Maman c’est maintenant qu’il faut nous aider on va quand même pas attendre que tu meures !
⁃ Kekekevin c’est c’est c’est hors de question tu tu tu attendras comme tes tes tes cinq frères et sœurs et voivoi voilà c’est finit !
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L'histoire de Kiki
Depuis tout petit Christian dit Kiki a un rêve secret, devenir coloriste coiffeur. Il habite dans un village chez ses parents qui tiennent une droguerie, commerce dans lequel vit toute la famille. Pour Kiki impossible de faire son apprentissage chez le coiffeur du bourg, faire des couleurs aux mamies, non merci !
Monique et Alain, ses parents, décidèrent d’envoyer Kiki à Paris afin qu’il puisse réaliser son rêve.
Kiki monta donc à la capitale et découvrit, au fil des mois, un autre monde depuis sa chambre de bonne située à Pigalle. Ses retours au village s’espaçant, Monique et Alain voyant Kiki tantôt morose tantôt joyeux , décidèrent de lui laisser décorer la façade de la boutique familiale comme Kiki le voulait. Monique avait l’espoir que son fils y monte son salon. Kiki restait de plus en plus à Paris, coloriste apprenti le jour, Kiki travaillait pour se faire un peu d’argent le soir dans un petit cabaret, chez Michou. Serveur au début, il se découvrit une nouvelle passion , la scène.
Après avoir obtenu son diplôme, il resta travailler à Paris et annonçait, au grand désespoir de ses parents, qu’il serait coloriste transformiste !
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L'histoire de Jean-Claude
Depuis tout petit Jean-Claude est passionné par les extraterrestres. Il a une collection de livres sur le sujet auxquels il tient religieusement, qu’il a enrichit tout au long de sa carrière, et dit à qui veut bien l’entendre qu’un jour il en apportera la preuve.
Depuis l’école primaire, ses copains sont au courant de sa passion pour les petits hommes verts et se moquent un peu voir beaucoup de lui, un de ses cadeaux de Noël était une soucoupe volante, c’est vous dire! Il faut dire que le Jean-Claude, comme l’appelle ses vieux amis du village, est monté à la capitale, car il voulait faire le journaliste et en effet il le devint. Tout le monde le connaît, enfin pas les jeunes générations ! Il était devenu aussi la vedette du patelin, au café de la Place les habitués regardaient religieusement le JT de l’enfant du village.
Depuis plus de trente ans il était plus connu pour ses histoires sur les extraterrestres que pour son passé de présentateur duJT, ce qui agaçait une bonne partie des villageois et surtout son vieil amis Roger: « euh le Jean-Claude, je le comprendrais jamais , un pt’i gars de la campagne, de la terre quoi ! comment y peut croire et raconter tant de conneries avec ses bonshommes verts ! ». A chaque retour au bercail, Jean-Claude passe par le seul café pour y retrouver ses vieux amis et payer son coup, à tel point qu’après plusieurs tournées on pouvait entendre des blagues de comptoir du style :
⁃ « Euh le Jean-Claude, reprend donc un pt’i canon tu le rencontreras peut-être ton troisième type ! »
⁃ « C’est bien beau tes histoires de bonshommes verts mais avec ces conneries, on te voit plus à la télé sinon chez ce couillon de Cyril »
Mais ça c’est une autre histoire...
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L'histoire d'André
André a passé toute sa vie à l’usine en banlieue parisienne où il était délégué syndical. A l’heure de prendre sa retraite, il a choisit de s’installer dans ce petit village, sa pension étant bien maigre. Il y coulait des jours heureux après le décès de sa femme, dans cette maison de village sans jardin.
André n’a jamais eu la main verte et il est allergique aux fleurs, mais pas celles synthétiques ! Sa fille, Léonie, vient le voir de temps en temps, mais pas trop car comme elle lui fait remarquer souvent :
« Papa, c’est pas possible, plus tu prends de l’âge plus tu as un caractère de vieux con. » Bref André est parfois bougon mais le plus souvent son voisinage l’apprécie pour sa joie de vivre. Jusqu’au jour où le conseil municipal a décidé de fleurir la rue principale du bourg.
Cette décision déchaîna la colère d’André ! Après un apéro bien arrosé avec son voisin Raymond, il décidait de passer à l’action . Et voilà la rébellion ne faisait que commencer...
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Obstacles et empêchements - Laurence Audras
Laurence Audras n’est pas photographe. Installée à Bretoncelles en 2021, elle retape sa petite maison tout doucement entre télétravail, randonnées, jardinage et siestes sous le cerisier. Elle dessine beaucoup et depuis longtemps. elle aime raconter des histoires et imaginer des ailleurs. Marcheuse solitaire, dans les villes et par les chemins, elle garde la plupart du temps son téléphone en mode silencieux. Laissant son corps et son esprit vagabonder et arpenter les sentiers. Avec « Obstacles et empêchements », Laurence découvre un nouveau langage, la photographie, et fait face à une intimité autant qu’à une pudeur toutes neuves. 
A double tours
A double tours
C'est tendu
C'est tendu
Ce mur entre nous
Ce mur entre nous
Cicatrices
Cicatrices
Complices
Complices
D'une rive à l'autre
D'une rive à l'autre
Etranglée
Etranglée
Foncer malgré tout
Foncer malgré tout
Inaccessible
Inaccessible
Jouer des coudes
Jouer des coudes
Menotée. Entre ciel et terre
Menotée. Entre ciel et terre
Mes débordements
Mes débordements
Rester plantée là
Rester plantée là
Se rencontrer
Se rencontrer
tirer un trait
tirer un trait
Une mauvaise idée
Une mauvaise idée
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La Dolce Vita - Nathalie Zatt
Nathalie prends le temps d’assouvir sa passion première, à savoir la décoration. Des paysages inspirants, aux rencontres fortuites, suivront la découverte de la photographie et comme une évidence, la création d’objets photographiques.
Ces objets sortis de son imagination relient en quelque sorte les moments passés de son enfance en Italie et les moments présents du village de Bretoncelles et de ses environs grâce aux techniques du cyanotype et du Siderargent.
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Itinéraire dépaysages - Ambre Fernandez
La photo n’est pas son médium mais grâce à ce projet photographique, elle peut expérimenter une vision plus figurative, plus réelle et plus construite de son imaginaire, grâce aux paysages très inspirant et très photogénique de cette région.
Elle utilise un mannequin de bois, objet familier qui est utilisé dans le cadre de son projet photographique pour argumenter l’univers qu’elle découvre au grès de ses déambulations dans le Perche. Elle nous propose une double vision, celle du mannequin et sa vision.
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S'enraciner - Philippe HIRSCH
Voyager, se dépayser, se perdre, oublier et revenir. Ne plus savoir d’où on vient, se sentir déraciner jusqu’au jour où un territoire s’offre à nous comme le cadre d’une photographie. Apparaît alors un périmètre délimité où l’on se crée des repères intimes, un chemin, un arbre, un cheval dans un pré, une route sinueuse baignée dans la lumière d’un matin de printemps, l’humus d’une clairière humide. L'important est d'avoir les pieds bien à plat sur le sol pour créer un contact puissant avec la terre. Alors tout devient familier rapidement, la respiration s’apaise dans le rythme de la pensé. Pourtant aucun paysage n’est identique même si parfois une ressemblance avec un autre lieu semble évidente. C’est un renvoi vers nos émotions profondes, un besoin constant de construire une expérience personnelle. Cet espace très intime devient notre territoire.​​​​​​​
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A tout coeur - Gilles Garraud
Je n’habite pas le Perche, et mes visites à Bretoncelles bien que fréquentes dépassent rarement le cap des trois jours. Dans le cadre du défi lancé par Philippe, je décide de mieux connaître cette petite ville et ses habitants. La photographie est un vecteur de rencontre magique et je fais mes premiers pas en cité inconnue sur le marché hebdomadaire.
J’y retournerai trois fois et à chaque visite, l’accueil est merveilleux. «Atout cœur » a pris son essence dans les yeux des marchands et des clients rencontrés, grâce à leur présence et à leur gentillesse. C’est un privilège de partager ces moments chaleureux au pied de l’église de Bretoncelles et un autre privilège de partager ces portraits dans le cadre de la Galerie du bout du pré.
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L’herbier en image - Nathalie Goeffroy
Je suis une cueilleuse, la cueillette m’amène à découvrir des joyaux, à observer la nature autrement, et surtout à la préserver, à la faire perdurer en les séchant pour créer des œuvres botaniques. L’herbier sous toutes ses formes, tableaux, tissage, collage !
J’avais très envie de mélanger photo et herbier, d’où cette idée de les poser sur les images de Philippe Hirsch, une autre façon de sublimer cette nature !
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