Exposition collective du 23 mai au 27 septembre 2026
Et si l’insolite n’était pas dans le monde, mais dans notre regard ?
À travers l’exposition Voyons-Voir, l’association La Galerie du bout du pré invite le public à explorer une idée simple et pourtant vertigineuse : ce n’est pas le réel qui est étrange, mais la manière dont chacun de nous le perçoit.
Les photographies présentées ne cherchent pas à documenter l’extraordinaire, mais à révéler l’inattendu niché au cœur du quotidien. Un détail oublié, un cadrage décalé, une lumière fugace — autant d’éléments qui, saisis par un regard singulier, transforment le familier en territoire insolite.
Poétiques, ironiques ou résolument décalées, les images exposées témoignent de la diversité des sensibilités et des imaginaires. Elles invitent le visiteur à ralentir, à observer autrement, et peut-être à questionner sa propre manière de voir.
Voyons-Voir n’est pas seulement une exposition : c’est une proposition. Celle de déplacer le regard, d’accepter l’étrangeté du proche, et de redécouvrir le monde comme un espace ouvert à l’interprétation.
Car au fond, voir, c’est déjà inventer.
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LES AUTEURS
C'est pas ma tasse de thé : Béatrice DUMONT
Dans ces tasses à thé, le Perche se laisse infuser autrement. Corsé et charpenté mais toujours vert, très vert même et….Insolite. Vaste territoire, discret, d’une beauté simple et naturelle le Perche prend du temps pour être arpenter.
Et pourtant ici il tient dans une tasse. Quelle idée absurde pensez-vous ? Mais l’absurde est parfois la meilleure manière d’approcher le réel. Chaque image est une gorgée de surprise : un détail oublié, une lumière fragile, un instant suspendu.
Le monde est réduit pour mieux l’approcher. On tient un morceau d’extérieur dans ses mains. On fait entrer le dehors sur la table. Et alors le banal est devenu vaste et insolite.
A déguster lentement pour y apprécier toutes les saveurs.
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Complexity : Chiara RICCALDI
Complexity est une série photographique qui explore et joue avec les thèmes de l’illusion, l’introspection et l’insolite à travers des espaces onirique silencieux. Chaque image capture un instant suspendu, conviant le spectateur à une interrogation et immersion personnelle de ces fragments partagés. L’artiste invite à porter attention sur les choses qui nous entoure et déplacer nos perceptions.
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Histoires du troisième type : Denis ADLOFF
J’aime l’humour, l’insolite, les situations cocasses et la vie dans le Perche. C’est au hasard d’une de mes promenades que j’ai découvert ma première Maison. Une maison si singulière que j’ai eu envie de la photographier. Mon imagination a fait le reste, j’ai inventé la drôle d’histoire du maître de ces lieux. Ma première création fictionnelle était née.
Je me raconte des histoires en voyant des maisons, comme chacun le fait lorsqu’il se promène, et je mets en scène des personnages imaginaires qui pourraient être réels.
Le ton n’est pas moqueur et mon regard est plein de tendresse pour ces personnages parfois, hauts en couleurs.
Si vous aussi vous ressentez cette curieuse sensation, cette envie soudaine d’imaginer des histoires, ni voyez aucun voyeurisme mais plutôt votre âme d’enfant qui se manifeste.
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L'histoire de Barnabé
Voici l’histoire d’un certain Barnabé, ancien marionnettiste, bricoleur et sorcier de la récup’.
Barnabé naquit un mardi pluvieux, le jour où la foudre tomba sur une poubelle de jouets. Enfant, il collectionnait déjà les marionnettes et les poupées sans têtes ! À douze ans, il déclara à sa mère : « Je construirai un musée des âmes oubliées. ». Elle crut à une lubie. Elle avait tort. Adulte, il hérita d’une vieille maison abandonnée au bout du village, plutôt que de la repeindre, il décida de lui donner… une personnalité, une âme. Il commença par clouer des tableaux faits de vieux jouets et de peinture dégoulinante.Puis il accrocha des pantins, ses anciennes marionnettes, des masques et des objets qui faisaient gling gling avec le vent. Les voisins pensaient qu’il faisait un film d’horreur. Lui, il appelait ça l’art de la récup’. Il parlait à ses créations, les nourrissait parfois de miettes de pain et de poésie. Chaque sculpture avait un nom : Simone la Sirène, Armand le Cyclope, ou Gertrude la Débranchée.
Barnabé disait qu’elles lui tenaient compagnie, surtout les nuits de pleine lune. On dit que la nuit, les poupées bougent un peu, juste pour vérifier si Barnabé dort bien et veiller sur lui. Les curieux lui demandent pourquoi il fait tout ça. Il répond : « Parce que le silence m’ennuie, alors j’invente du bruit qui pense. ». Parfois, il s’installe dans son hamac et contemple son œuvre, les yeux mi-clos et les esgourdes attentives aux chuchotements de ses dieux de bric et de broc …. Et il sourit, fier d’avoir donné une âme à cette vieille bâtisse.
Le monde passe, les voitures roulent, mais la maison reste, vivante. Et Barnabé aussi, quelque part entre le réel et la rêverie, peut-être un peu dieu lui-même…
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L'histoire de Gégé
Il était une fois, dans un petit village un fermier pas comme les autres. Ce brave homme, qu’on appelait Gégé le créatif, avait une passion dévorante : faire pousser l’art au milieu des foins. Un beau matin, alors qu’il buvait son café en regardant son mur gris et tristounet, il s’écria : “Nom d’une vache ! Ce mur a besoin d’un peu de soleil et de moissonneuse-batteuse !”
Et hop, le voilà parti dans sa camionnette recouverte de nuages acheter des pots de peinture et des pinceaux. C’est parti , il transforme sa ferme en galerie d’art champêtre ! Sur le mur gauche, il peignit ses prairies préférées, celles où les vaches ruminent en rêvant de gloire. Hé oui ! Gégé a aussi pour ambition de gagner le premier prix au salon de l’agriculture. Au centre, il ajouta sa star du troupeau, Marguerite, la vache la plus photogénique du canton. Marguerite est probablement la seule vache à avoir son propre fan club sur Facebook grâce à son ami photographe Phiphi (ça c’est une autre histoire). Et sur le mur droit, il immortalisa sa machine la plus chère, son « bolide des moissons ».
Bref, Gégé n’a peut-être pas encore gagné le concours de la plus belle Vache , mais il a gagné le titre de « Picasso du bocage normand », un titre certes autoproclamé, mais personne n’a encore osé contredire le propriétaire d’une vache aussi charismatique.
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L'histoire de Vladislas-Édouard III
Dans le château familial en Sighisoara, berceau légendaire du terrible Dracula, naquit un héritier inattendu : Vladislas-Édouard III, arrière arrière arrière arrière petit-fils du célèbre comte. Contrairement à ses ancêtres, Vladislas-Édouard avait une allergie sévère… au sang. À 25 ans, décidé à rompre la malédiction, il prit une carte de l’Europe et y lança un poignard, qui se planta dans le Perche. Une nuit brumeuse, il débarqua dans cette demeure dont il allait transformer la façade en hommage à ses ancêtres. Pour passer inaperçu, il devint éleveur de chèvres et se lança dans la culture de tomates bio. Il s’aperçut qu’il souffrait aussi du rhume des foins ! Chaque fois qu’il éternuait, les villageois murmuraient : « Il est fragile, le petit nouveau. »
Un soir de pleine lune, cape au vent, regard dramatique, il surgit sur la place du marché de nuit. Les habitants applaudirent, croyant à une animation folklorique. Ce soir-là, il comprit que la malédiction ne résistait pas au ridicule.
Depuis, Vladislas-Édouard vit heureux dans le Perche, organisant des dégustations nocturnes de jus de tomate et de fromages de chèvre et en racontant aux villageois qu’il descend d’un vieux comte roumain. Et chaque fois qu’une chauve-souris passe, elle lui lance un regard vexé. Dans le Perche, même les créatures de la nuit ont le sens de l’humour…
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L'histoire de Philibert
Philibert est un photographe professionnel qui a parcouru le monde entier : les déserts, les jungles, les glaciers et même Tchernobyl…
Un jour il décide de s’acheter son chez soi. Il souhaite ne pas être loin de ses enfants et trouve comme astuce d’utiliser un compas et de tracer un cercle autour de Paris. Il dit à ses enfants, « voilà c’est ici que je vais habiter » ce à quoi ils lui répondirent « papa tu aurais pu utiliser Google Maps ! ». Après moultes recherches, il tombe par hasard sur un petit village du Perche. Philibert trouve son havre de paix dans une maison à retaper. Bien implanté dans ce paradis des balades à pied, il peut ainsi s’adonner à son art : la photo en noir et blanc.
Tchernobyl revenons-y, il y a fait une expédition photographique de quelques jours. Il y fit de magnifiques clichés. La blague préférée son voisin André depuis son retour de ce lieu radioactif, « alors Phiphi, à chaque fois que tu passes devant la maison on a l’électricité gratis », et à Philibert de lui répondre « c’est bien parce que tu n’es pas une lumière ! » et ils continuent leur apéro en rigolant.
C’est certainement après une soirée bien arrosée à refaire le monde, que germa dans la tête de Philibert, l’idée pas si saugrenue que ça, d’ouvrir sa propre galerie … Mais ça c’est une autre histoire…
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Chronique d'un basculement : Denise RUHLMANN
Une alerte sur la vulnérabilité de nos territoires et la transformation rapide de paysages que nous pensions immuables, et qui, au fil du temps, deviennent peu à peu étrangers.
Il ne s’agit plus d’ignorer ces changements, mais de les observer lucidement, d’interroger nos choix et de transmettre ce que nous risquons de sacrifier — ainsi que ce que nous pouvons encore préserver.
Observer, analyser et transmettre les dynamiques de perte comme les formes possibles de résilience.
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Passages secrets : Didier MEYNARD
Ces images explorent un territoire singulier, à la fois jardin, atelier et espace mental façonné par un peintre. Les cadrages y ouvrent des perspectives inattendues, brouillant les repères entre intérieur et extérieur, réel et imaginaire.
Une silhouette floue apparaît dans une ouverture, présence incertaine oscillant entre apparition et souvenir. Ailleurs, des objets familiers — pots, pinceaux — deviennent des formes presque rituelles, implantées dans le paysage comme des totems. Le jardin se transforme alors en laboratoire visuel, où reflets, superpositions et flous animent l’espace et fragmentent la lumière.
La figure du peintre affleure dans le geste et le mouvement, mais demeure insaisissable, dissoute dans les strates de l’image et les jeux de reflets.
La série compose ainsi un territoire hybride et insolite, entre paysage et espace intérieur, entre jardin secret et lieu d’expérimentation.
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Traces nocturnes : Jean-Marie CLOUET
Nous évoluons dans des paysages façonnés par l’homme au prix d’un travail dans la durée, d’ efforts et de sacrifices constants. Ils sont le reflet d’une époque et de besoins vitaux. Le caractère de ceux qui nous ont précédé imprègne ces lieux. Certains aspects de leur présence sont effacés, quels étaient leurs ressentis, leurs peines, leur joies, comment habitaient-ils leur territoire?
J’ai voulu imaginer une activité joyeuse, gaie et lumineuse
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Au commencement les mots étaient informes et vides :
Michel AUGENDRE
Au commencement les mots étaient informes et vides, puis vinrent la photo et ses draperies. C’est ainsi que la poésie fragile décidât de naviguer seule, à sa guise, dans les méandres du bayou autant que dans le secret de nos mémoires. Sur les arêtes frêles du sommeil comme dans nos âmes ensevelies. Le noir et ses nuances organiques. Le blanc et ses prisons scintillantes. Le désir et sa lumière oblique répondent de tout, transportent les mots archivés de nos mémoires et de nos émois. On peut ainsi fuir et se protéger avec le manteau des poètes. Alors, dans un mouvement ample et simplifié où l’évasion pénible de nos amours dessine la ligne tranchante de nos pleurs ; la pureté de nos intentions, la sonorité aigue de nos cicatrices, la fragilité tendre de nos espoirs, rythment notre cœur et nos blessures nécessaires.
En hommage à Alicia Gallienne
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Graines, coté Perche : Nathalie GEOFFROY
La graine fait naître la fleur. La fleur devient graine. Dans le Perche, je ramasse ce qui tombe, ce qui sèche, ce qui reste, au fil des chemins et des saisons.
Je les conserve, les classe, non pour les figer, mais pour prolonger la rencontre. Entre inventaire et souvenir, cette œuvre est une tentative d’attention portée au paysage, là où l’insolite n’est pas spectaculaire, mais discret, presque silencieux.
Regarder les graines, c’est apprendre à voir autrement ce qui commence.
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Beau comme un cageot : Nathalie Zatti
La langue française regorge d’expressions imagées qui donnent de la couleur à nos paroles et rendent les phrases plus vivantes et amusantes.
A travers ces objets photographiques, les expressions quelque peu désuètes et loufoques telles que « quand les poules auront des dents », « faire chou blanc », « cœur d’artichaut » et « ramener sa fraise » deviennent humoristiques et par conséquent très attendrissantes.
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Ins'eau'lite : Pascale PEIGNEN-SERALINE
L’eau est ubiquiste.
L’œil peut se perdre à la surface d’un étang, jusqu’à ne plus distinguer l’arbre de son reflet. Dans l’air, la vapeur d’eau se condense et forme des nuages qui sculptent les cieux. De jour comme de nuit, ces paysages célestes ouvrent la voie à l’imaginaire et mettent une ambiance lugubre, fantastique ou irréelle pour qui prend le temps de lever les yeux. Toujours dans l’air mais plus proche du sol s’installe la brume ou le brouillard lorsque l’air est devenu sursaturé par rapport à l’eau. Brume lorsque la visibilité horizontale est supérieure à 1 km, brouillard lorsqu’elle est inférieure au kilomètre. Parfois, elle se condense en nappes qui sculpte alors la ville à l’horizon.
En phase solide, elle donne lieu une couche glacée qui se fripe au-dessus d’un étang. Et lorsque deux à trois de ses phases se mélangent, l’eau devient une neige qui impose sa monotonie au paysage. En plus de cette capacité à transformer n’importe quel paysage selon son état physique, l’excès ou l’absence d’eau brouille aussi les frontières de ce qui est familier. L’inondation peut avoir trois causes : la crue de rivière, le ruissellement ou la remontée de nappe phréatique.
Depuis quelques années, les inondations se répètent à des intervalles de plus en plus rapprochés. Notre humanité se rend-elle compte qu’à force d’adapter nos territoires à nos besoins, elle en a oublié un principe simple : il faut vivre avec l’eau et accompagner son cheminement plutôt que de supprimer ces éléments naturels qui constituent un paysage rural, tels les haies, les noues et les fossés ?
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Dissolution des contours : Patricia RAGONNEAU
Cette série explore la manière dont la distance peut modifier la perception d’un territoire. Enfant, porter mes premières lunettes a profondément transformé mon rapport au monde : certains éléments sont soudain apparus avec précision, tandis que d’autres continuaient à se dissoudre à mesure qu’ils s’éloignaient. Cette expérience fondatrice traverse aujourd’hui mon travail photographique.
J’ai cherché à traduire ces variations de perception en photographiant sous contraintes météorologiques . La pluie, le brouillard, la grisaille, l’éblouissement ou la lumière diffuse altèrent les contours, font glisser les formes et transforment le paysage en une matière instable.
À travers le noir et blanc et le format carré, la photographie devient la trace d’un instant fugace, où le regard hésite. Le territoire, ainsi perçu, n’est jamais fixe : il devient parfois insolite, façonné par la distance, la lumière et une perception qui m’est propre.
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Le Perche renversé : Priscilla TRABAC
L’endroit, l’envers : est-ce une question de bon sens ? Un sens conformiste, ou un sens comme la physique nous l’apprend ?
Une pomme tombe, et nous marchons sur un globe perdu dans l’espace, qui tourne sur lui-même autour d’un soleil, lui-même en mouvement dans la Voie lactée. Rien que d’y penser cela donne le tournis.
Comme le disait Stephen Hawking : « Regardez vers les étoiles et pas vers vos pieds. Essayez de donner un sens à ce que vous voyez et demandez-vous ce qui fait que l’univers existe. Soyez curieux. » Car si nous pouvions voyager tête en bas, tout nous paraîtrait fort exotique. Le visualisez-vous ? Cet espace inverti, cet autre imaginaire. Le sens d’une image n’est finalement qu’une histoire de perception et d’émotion.
Soyez renversés.
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Premiers contacts : Solène PEREZ
Le 31 octobre 2025, la soirée d’Halloween à Coudray-au-Perche a pris une tournure inattendue. Alors que les habitants faisaient la fête, d’étranges lumières sont apparues dans le ciel. Des faisceaux lumineux inhabituels ont attiré tous les regards. Les témoins évoquent des trajectoires impossibles pour des avions ou des drones. Très vite, l’émerveillement a laissé place à l’inquiétude. Depuis cette nuit, d’autres observations similaires ont été signalées. Le phénomène semble donc persistant et intrigue toute la commune. Face à l’émotion, une enquête a été ouverte par les autorités locales. Des experts tentent actuellement de comprendre l’origine de ces apparitions. Pour l’instant, le mystère reste entier.
De notre envoyé très spéciale, Solène PEREZ
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Juste une illusion : Gilles GARRAUD
Le tout électrique, numérique, programmable voire robotisé a poussé nombre d’outils et objets du quotidien au fond de tiroirs ou de placards. Et pourtant, nous gardons la mémoire d’une forme, d’une matière, d’une odeur, d’un son, d’une texture et même d’un lieu et d’un emplacement réservé.
Une fois sortis de ces endroits oubliés et débarrassés de leur poussière, le geste et les sensations qui guidaient le maniement de ces antiquités et leur usage reviennent très vite. Mais à quoi bon ! Alors en se détachant de cette réalité du passé et en portant un nouveau regard, peut apparaitre un graphisme qui révèlent ces outils sous d’étranges fonctions.
La langue de l’image nous aide à transmettre ce détournement de la réalité familière. Nous pouvons façonner un nouvel imaginaire, susciter une interrogation, combiner des géométries et des textures analogues, ouvrir un champ de figures fragmentées et insolites. Et l’espace d’une séance photo, nous réalisons que ces objets inutiles nous sont encore bien chers.
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